Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Ludo : Ancien rugbyman pendant presque 20 ans, j’ai toujours côtoyé le basket via des amis… et surtout ma femme, joueuse pendant 20 ans aussi, qui a transmis le virus à notre fils. J’ai débuté à l’ADA en donnant un coup de main sur des plateaux U7 puis U9, avant de devenir assistant U13 grâce à Fabrice Bonamy, puis coach en U13M-2 interdépartemental l’année suivante.
Antoine : Je suis le beau-père de Rafaël. Avec Ludo, à force de se croiser au basket et ailleurs, ça s’est fait naturellement.
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Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous investir comme coachs ?

Ludo : Le plaisir de voir les enfants jouer. Sans coach, pas d’équipe. Et surtout leur transmettre les valeurs du sport : respect, solidarité, partage.
Antoine : À l’origine, c’était pour dépanner. J’étais souvent présent au bord du terrain, alors autant m’investir pleinement. Je voulais pouvoir suivre une équipe de A à Z.

Comment ça se passe, le travail à deux ?

Ludo : Le partage des rôles avec Antoine s’est fait très naturellement, sans même qu’on ait besoin d’en discuter.
Avec mes contraintes professionnelles, j’étais rarement disponible pour les entraînements, donc Antoine a naturellement pris en charge cette partie, pendant que je m’occupais davantage de la gestion de l’équipe : communication, organisation, infos aux familles…
Les jours de match, on décidait ensemble de la composition d’équipe. Quand on était tous les deux sur le banc, on se complétait bien : Antoine, très dans l’intensité et la motivation, vivait le match à fond, pendant que j’étais plus dans la gestion, les ajustements, la tactique… Même si, honnêtement, mes schémas sur tablette ressemblaient parfois plus à des hiéroglyphes pour les garçons 😄
Antoine : On est différents dans le tempérament, mais proches sur les valeurs. Good cop / bad cop. Je dirai pas qui est qui…

Coach et papa en même temps, c’est facile ?

Ludo : Le papa coach est toujours plus exigeant avec son propre fils (peur d’être accusé de favoritisme). Et il faut accepter ses critiques à lui aussi, même s’il ne joue pas avec l’équipe ! mais cela reste de bons moment de partage autour d’une passion commune.
Antoine : Pas évident. J’ai toujours le sentiment d’être plus dur avec Raf qu’avec les autres. Je suis plus sur ses côtes, mais aussi plus fier.

Quel type de coachs êtes-vous ?

Ludo : Au début, très expressif, critique. Cette année, j’ai été plus dans les consignes, plus posé. Mais j’ai encore craqué parfois… les joueurs et les parents s’en souviennent !
Antoine : Plutôt motivant, dans la communication. Comme je l’avais dis aux parents, j’ai plus a apporté sur l’état d’esprit que sur le basket en lui-même.

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Votre plus grande fierté ?

Ludo : Avoir réussi avec Antoine à créer une équipe. Leur faire comprendre que chacun a un rôle.
Antoine : Leur combativité. Ils sont devenus solides, difficiles à manœuvrer en défense. Une vraie bande de guerriers.

Le plus gros défi cette saison ?

Ludo : Faire comprendre aux joueurs de l’ex-équipe 2 région qu’être en interdépartement n’était pas une sanction, mais une opportunité. Et gérer des niveaux très différents dans l’équipe.
Antoine : Gérer les égos. C’était parfois frustrant, parfois enrichissant. C’est aussi ça, le coaching.

En match, calmes ou à fond ?

Ludo : Tout dépend de leur attitude. S’ils sont impliqués, je suis serein. Sinon… je m’énerve, même si on gagne.
Antoine : Hyper calme… pendant 30 secondes. Passionné et protecteur avec les garçons et souvent trop engagé avec les arbitres. Une seule faute technique (injustifiée 😄), mais j’en aurais mérité d’autres !

Trois mots pour définir ce groupe ?

Ludo : PLAISIR – MATURITÉ – RESPECT. Une vraie belle équipe.
Antoine : Une belle équipe de réels bons garçons que j’aurai plaisir à recroiser. Du cœur et des remises en questions.

Un message pour les parents tentés de s’impliquer ?

Ludo : Le plus dur, c’est le premier pas. Osez ! Le club vous accueille, vous accompagne. Il y a toujours une mission pour vous, quel que soit votre niveau ou votre temps dispo.
Antoine : Si vous pensez avoir des choses à transmettre aux enfants, surtout au-delà du basket, venez. Passer de l’autre côté du terrain, ça change tout.